Ce n’est qu’un au revoir

Avec un seul article publié en 1 an et demi, rien d’étonnant à ce que je “ferme” ce blog officiellement. Pourtant, les brouillons d’articles non publiés sont nombreux : Prince, les Solidays, le festival d’Arras, Ben Mazué, Jim Murple Memorial, Franz Ferdinand, -M-, … Mais je manque de temps pour les remettre au propre, les corriger, les améliorer et les publier.

Alors je vous propose d’écouter PinkyFM ou de vous inscrire sur Quallyo.com pour suivre mes nouveaux projets.

Un jour d’ennui, promis, je posterais tous ces articles restés coincés dans ma pile de cahiers et carnets, et qui sait, je rouvrirai Punkypink.eu.

Puisque tu sais chanter, ami, tu sais pleurer

Mais si tu sais pleurer, sais-tu aussi chanter ?
Des chanteurs qui pleurent, des gens qui pleurent mais chantent avec le sourire, c’était un peu le fil rouge de la soirée. Et il y a deux façons de la raconter, pour la version totalement subjective, c’est par ici.

Hier, à l’Européen, était programmé le Weepers Circus, pour une mise à jour de vos connaissances, cliquez ici, là et encore là.

En première partie, Monsieur Lune s’installe. Comme un Pierrot, il pleure beaucoup, surtout pour des filles et parle beaucoup d’alcool… à en donner soif. Ca vous semble déprimant dit comme ça ? En fait, non, il est assez drôle, quitte à faire des blagues vaseuses. Il a réussi à apprivoiser le public, et ce n’est jamais facile.

En plus, il est accompagné par un violon chanteur, et c’est toute la différence. Comme dirait l’autre : “c’est grâce à lui que c’est mieux que bien”. Avec sa voix grave, légèrement cassée, Monsieur Lune est une affaire à suivre…

Le Weepers Circus, une fois de plus. Ils sont six, les larmes ont disparues, l’humour prend de plus en plus de place et on les aime comme ça également. Plus rock qu’il y a quatre ans, une salle où on est assis n’est peut-être pas optimal, l’énergie ne se transfère que dans un sens…

Mais la musique était forte, comme pour compenser, quitte à ce que certains reculent ou abandonnent. Les morceaux plus anciens renaissent dans cette évolution, sans perdre leur nature, leur âme : beaucoup moins perceptible cette touche “médiévale” du combo violoncelle-clarinette, et pourtant, ils n’ont pas perdu ce qui plais à leur plus ancien public.

Le batteur, arrivé dans le groupe en 2003 est clairement à l’origine de ce virage, mais quel batteur ! Un rythme incroyable, une tonalité juste avec l’âme du groupe, de ce qu’elle dégage. Et un solo fantastique ! C’est bien rare de laisser le batteur jouer seul pendant près de cinq minutes, encore plus que le public soit conquis !

La salle n’était peut-être pas comble, mais le public présent était aux anges, disant adieux aux monstres, aux loups et aux revenants.

Dans les yeux…

J’ai dit: dans les yeux !

Ben Mazué, encore et encore. Après l’avoir vu au Divan du Monde (post à venir) cette petite video a fait surface (initialement trouvée sur 90bpm.net). Je ne m’en lasse pas…

Moi je, moi je, moi je…

…trouvais que ce serait sympa d’aller au concert d’Anis, déjà vu en première partie de Paris Combo et de Tété.
Moi, je trouve que la Cigale est une salle géniale, où on y a vu probablement les meilleurs concerts de certains groupes.
Moi, je trouve qu’un petit concert, d’un petit gars qu’on aime bien, ça fait du bien.
Et puis, il y a l’autre qui a eu la même idée et cet autre qui en a profité.

Moi, j’ai adoré la première partie. J’ai adoré Ben Mazué. Un grand blond, (surprenant ?) qui mélange guitare voix, slam, douceur et qui, rare pour les français, est encore meilleur en anglais.
Moi, je trouve qu’être en première partie, conquérir le public, c’est le plus difficile.
Moi, j’ai trouvé que ça commençait merveilleusement bien et l’autre et cet autre étaient d’accord.

Et puis, il y a eu Anis. On avait adoré Gadjo Décalé, et presque tout autant La Chance. On avait jamais vu ce que cela donnait avec les musiciens sur scène. On avait pas écouté le dernier album.
Moi, je n’ai pas aimé. Moi, je ne le conseillerais pas aux fans de Gadjo Décalé. Moi, je, Moi je, Moi, je ne donne que mon opinion…
L’autre a bien aimé et cet autre a été déçu.

Moi, j’ai vu des musiciens asceptisés qui m’ont rappelé Sacrée Soirée. L’autre les a carrément trouvés ringards. Sans fausses notes, sans annicroches. Moi, je n’entendais plus la voix, affadie par une pellicule de soupe…

Et puis, il y a eu “Metro”: guitare-voix à l’ancienne, bonheur. Mais les musiciens sont revenus et en dehors de “Johnny” aucun titre de notre Gadjo Décalé adoré n’a survécu.
On s’est promis d’écouter le dernier opus qui va sûrement fonctionner, mais l’acheter…

Moi, je n’ai pas retrouvé ce pourquoi j’aimais sa musique, cet autre non plus, mais l’autre était heureux. La Cigale aussi. On aura découvert Ben Mazué, notre Gadjo aura été recalé…